TOUS AUX URNES DIMANCHE 14 MARS!

Pas de bébés à la consigne!

COMMUNIQUE DE PRESSE

« Pas de bébés à la consigne » : le PS 06 s’associe au mouvement

Le PS 06 s’est associé au mouvement « Pas de bébés à la consigne ! » initiée par les éducateurs, les puéricultrices et les auxiliaires de puériculture contre les projets gouvernementaux en matière de petite enfance. Patrick Allemand, 1er secrétaire fédéral du PS et 1er vice-président de la Région, accompagné de Xavier Garcia, porte-parole du PS 06, se sont joints à la manifestation devant la mairie de Nice.

Alors que la surcapacité autorisée est déjà de 10% dans les crèches, le gouvernement prévoit de la porter à 20%. Pour un établissement de 60 berceaux, il pourra être imposé d’accueillir 72 enfants avec les mêmes contraintes horaires et sans moyens nouveaux.

Cela signifie que l’augmentation de places en crèche promise par le gouvernement se fera sans moyens supplémentaires. Au contraire, il est prévu de diminuer le nombre de personnes diplômées auprès des très jeunes enfants.

Par ailleurs, le gouvernement a prévu d’inclure l’accueil de la petite enfance dans le champ de la directive « Services » (dite Bolkenstein), ce qui veut dire que les crèches deviendront un service marchand soumis à concurrence.

Nous devons au contraire nous mobiliser avec les personnels pour un véritable service public de la petite enfance, doté des moyens nécessaires à l’augmentation de la capacité d’accueil et à une prise en charge digne pour les très jeunes enfants.

Débat sur la culture au local de campagne

C’est avec Christine Charles que nous avions organisé cette réunion thématique culture.
Beaucoup de qualité parmi les participants. Rien ne sert de les énumerer, cela risquerait de leur poser des problèmes ensuite.
Mais l’échange a été intéressant. Il m’a conforté dans le sens de ce que j’ai déclaré récemment et qui a déclenché une polémique avec messieurs Ciotti et Estrosi. Je n’ai pas senti dans cette réunion des partenaires en train de se plaindre de la Région.
Par contre, j’en ai entendu sur le Conseil Général et la Mairie de Nice.

Je suis ressorti de cette réunion en ayant tiré plusieurs enseignements et en ayant essayé de faire passer quelques messages.

Le message c’est qu’on ne peut pas faire à la place du CG ou de la ville. La réunion peut venir en accompagnement. Elle peut par contre choisir de venir ou de ne pas venir en fonction du partenariat ou de l’action qui lui est proposée.

Nous avons pas mal évoqué la suppression de la clause de compétence générale. Et surprise, la réaction est moins nette que chez les clubs sportifs. En tout cas, la réforme était moins bien comprise. Mais quand tout le monde a compris qu’in fine, cela revenait à mettre la culture au niveau des collectivités, intégralement dans les mains du maire ou de la communauté urbaine (mais c’est le même), j’ai vu quelques mines s’allonger…

J’ai beaucoup insisté sur le fait que par contre nous pouvions affirmer un choix politique mais que nous n’avions pas les moyens de l’assumer dans la durée. On peut le faire ponctuellement comme nous l’avons fait du temps de jacques Peyrat, pour l’affaire des Diables Bleus.
Nous avons pu le faire aussi pour le festival du film de la Résistance et puis les collectivités locales ont pris le relai…pour le festival des Arts Russses, et on attend toujours la ville de Nice, etc…

Nous avons aussi beaucoup échangé sur la faiblesse de la commande publique en matière de spectacles, et sur le fait que peu de salles programmaient des artistes locaux… Nous avons aussi regretté collectivement que les programmeurs de salles ne mutualisent pas certains de leurs choix, ce qui rendrait plus accessibles certains spectacles.

Ce qu’il est ressorti en fait, c’est qu’il n’y a pas au niveau mairie et Conseil général de véritable suivi. Eventuellement on met à disposition des locaux, mais derrière on ne donne pas les moyens financiers de les faire vivre ce qui est stupide.

Enfin, j’ai noté la grande inquiétude de nombreux acteurs culturels locaux devant l’ampleur du projet des Abattoirs. Ce serait une très bonne chose si cela arrivait en plus sur l’action culturelle actuelle mais de nombreux acteurs craignent que cela ne soit prélevé sur ce qui est financé actuellement et ne plonge beaucoup de monde dans de grossses difficultés.

Ou c’est Braux? merci à Seb d’avoir pris cette initiative!

Braux, c’est un charmant village situé entre Entrevaux et Annot, un village de cette haute vallée tournée vers Nice comme il en existe d’autres comme Saint benoit, Castellet les Sausses, etc…un village où la pierre est jaune lui donnant un cachet particulier. J’avais averti Christophe Castaner de mon déplacement dans son département par correction et amitié.

C’est Bernard Grac, le maire qui m’a accueilli, ne manquant pas de lister à la population tous les secteurs sur lesquels la région était intervenue dans le village et me parlant avec amour de « sa » chataigneraie.

Il faisait froid hier matin à Braux et il tombait même quelques flocons. Braux c’est l’endroit où tu penses que tu ne vas rencontrer personne et où, tiens voilà hervé Cognée, un bon militant socialiste, qui t’apprend qu’il loue ici une petite maison à l’année pour venir s’y reposer et passer ses week-end. Et puis voilà, Ivaldi, un truculent responsable syndical du Chemin de fer de Provence, un de ces cheminots qui aime son entreprise. Et enfin, surgit Jacques Tiberi, revoir « jacky » est toujours un plaisir. Et en fait au final, ce sont plus de 60 personnes qui sont présentes à la réunion publique pour 152 inscrits sur la liste électorale. Un ratio incroyable comme seuls certains villages en ont le secret!

Une bien belle réunion en fait, dans une ambiance très conviviale, dont l’initaitive revient à « Seb », un militant de ma section, qui va devenir au fil des mois un incontournable de mon équipe de base, tant il est rigoureux et efficace.

Une réunion où il a beaucoup été question d’aménagement du territoire, de services publics, de petits équipements publics, de santé et bien sûr du Chemin de Fer de Provence.

Les dessous et la clef du débat à 4 avec Thierry Mariani et Jean Marie Le Pen

Le 4ème était Philippe Chesneau d’Europe Ecologie. Un homme, un collègue avec lequel j’ai travaillé souvent, étant moi-même en charge du développement économique et lui en charge de l’emploi.

Ne croyez pas que l’on arrive sur un plateau pour un débat de cette nature les mains dans les poches. Depuis la veille, les  équipes travaillent, nous nourrissent de fiches, d’articles de presse sur les déclarations des uns et des autres. Nous recevons également le fil conducteur, c’est à dire quelques éléments sur lesquels les journalistes vont insister.

Ensuite, il y a le passage chez la maquilleuse, le moment où l’on se détend une dernière fois.

Au moment de monter sur le plateau j’ai d’abord mesuré la confiance que me faisait Michel Vauzelle pour m’avoir désigné pour ce débat, qui, à 8 jours du premier tour est un débat très important, qui plus est, avec deux têtes de liste régionales.

Ensuite, j’ai pensé à mon père, trop tôt disparu, à ma mère, et je me suis dit:  Tu es le fils  d’un agent de préfecture et d’une guichetière de la poste de  Nice RP et te voilà assis à côté d’un type qui a été 5 fois candidat à l’élection présidentielle. C’est quand même incroyable ! merci à notre république de permettre celà.

Mais déja le générique arrivait et il a fallu se reconcentrer car, par contre sur le plateau, la tension était palpable.

La clef de ce débat était la suivante. Je vous l’explique pour montrer comment on peut influer un débat en tant qu’acteur. Il fallait exister ! C’est à dire arriver à occuper un véritable espace dans le débat et sortir de l’ornière initialement prévue.

Tout le monde m’avait prévenu de ce qui s’était passé au  débat précédent auquel Jean Marie Le Pen avait participé. il avait monopolisé l’espace s’était étripé avec le candidat de la ligue du Sud et le pauvre Piel s’était trouvé pris dans un étau, les exocets volant au dessus de sa tête.

Or le fil conducteur préparait un scénario similaire. Les questions à  Mariani et Le Pen, allez-vous vous parler entre les deux tours? Vous venez ici tous les 6 ans pour faire battre la droite etc…préfiguraient un étripage entre Mariani et Le Pen.

Quant à moi, c’était de la même veine. Alors comment allez vous faire avec les écolos le soir du premier tour, la répartition des postes, les changements de programme etc… Mais comme je l’ai dit depuis le départ, je n’ai pas d’ennemi à gauche. Et Chesneau l’a aussi finement joué. Donc il ne fallait pas se laisser embarquer dans deux confrontations parallèles FN-UMP et PS- Europe Ecologie.

C’est en fait Henri Migout qui, bien involontairement, m’a donné l’occasion d’en sortir. Lorsqu’il insiste sur la fait que Le Pen va faire élire le PS, et qu’il est notre allié objectif, la question s’adresse à Le Pen mais je décide en une fraction de seconde de couper et d’intervenir. Intervenir pour dire ce que je pense vraiment.  C’est que Le Pen n’est pas notre allié objectif, que nous avons toujours combattu le FN, ce qui n’a pas toujours été le cas des amis de monsieur Mariani. Et qu’aucun institut de sondage, y compris les plus complaisants à leur égard, ne prévoit, même en cas de duel, une victoire de monsieur Mariani. Donc nous n’avons pas besoin du FN pour gagner, nous gagnerons avec la gauche mobilisée et les républicains. Et je poursuis en disant que notre allié objectif ce n’est pas Le Pen, c’est Nicolas Sarkozy, parce que Thierry Mariani va devoir assumer son bilan et qu’à force de dresser les français les uns contre les autres, il a fini par en dresser les deux tiers contre lui.

Et là se produit ce que j’attendais tant. Mariani m’agresse et ne me lâchera plus. C’est à partir de ce moment, venu très tôt dans le débat que la confrontation va devenir une confrontation UMP-PS, sur les TER, sur la sécurité, sur le chômage, etc…

Et Mariani en fera une autre qui démontre à quel point il ne s’est pas interessé à la Région.  Il m’attaque sur l’emploi ignorant que le vice -président  en charge de ce dossier (ou s’il ne l’ignore pas c’est encore plus grave) est précisément Philippe Chesneau, ce qui qui entraîne une réaction de défense de ce bilan de ma part, mais aussi de Philippe Chesneau, démontrant par la même, tout le contraire de ce que Mariani était venu chercher sur ce débat, c’est que nous avons bien travaillé avec les Verts.

Voilà quelques petits éclairages qui vous permettront en toute transparence de mieux comprendre ce qu’il se passe  sur un plateau de TV où tout va très vite, mais où on est obligé aussi de réfléchir très vite.