les services publics : un pilier du modèle républicain !
La votation citoyenne organisée pour sauvegarder le service public postal a été une grande réussite, aussi bien au niveau national qu’au niveau de notre Région où la mobilisation a été particulièrement forte. Dans les Alpes-maritimes, avec 37211 votants la performance est significative.
Par cette mobilisation massive, les habitants de notre Région ont démontré leur attachement à ce service public de proximité qu’est la poste. Au-delà du service public postal, je pense que les habitants de notre Région sont très attachés à l’ensemble des services publics. Ils sont attachés à ces notions d’égalité, de solidarité et d’universalité qui sont les valeurs sur lesquelles s’appuient les services publics.
Chacun a droit aux services publics. Où que l’on habite sur le territoire régional, chacun d’entre nous doit pouvoir facilement accéder à ces services publics que sont la poste, l’hôpital, les transports, l’éducation, mais aussi la police pour n’en citer que quelques uns. Que l’on soit riche ou pauvre, il s’agit du même service public, le plus souvent gratuit ou à un tarif qui ne recouvre pas la totalité de son coût. Or cet accès est chaque jour plus menacé et cela crée une inégalité profonde entre le rural et l’urbain. Dans tel village, une poste disparait, dans telle ville de moyenne importance, c’est l’hopital de proximité qui est menacé. Chaque mois, cemaillage patiemment tissé par le sacrifice des générations passées est mis à mal par telle ou telle nouvelle décision.
Dans notre Région, comme plus largement en France, être attaché au service public, ce n’est pas être rétrograde ou démodé. L’existence de services publics répond autant à une forte demande de la population qu’à la nécessité de conserver un modèle qui fonde le pacte social et républicain.
Dans une société contemporaine à l’économie mondialisée, tout ne doit pas être que finances et rentabilité.
Notre Région est, à plus d’un titre, à la pointe du combat non seulement pour préserver les services publics mais aussi, pour amplifier leur action dans le sens d’une meilleure prise en compte des attentes des habitants. A l’inverse parler de performance du service public ne doit pas être un tabou. Parler de création de nouveaux services publics non plus. c’est aller à contre-courant mais c’est aussi cela le volontarisme politique et c’es tpour cela que les citoyens de notre région nous font confiance.
Par exemple, la création du service public de formation permanente et de l’apprentissage en région PACA relève de cette gajeure. L’objectif recherché par notre Région est que chacun puisse bénéficier d’une formation générale et professionnelle gratuite, ainsi que d’un accompagnement dans son parcours, selon ses caractéristiques, ses besoins personnels et ses projets.
La création de ce service public est une réponse concrète pour lutter contre le chômage, en donnant la possibilité à tous d’acquérir ou d’accroître ses compétences et ainsi, de faciliter la recherche d’un emploi. Le dispositif IRIS qui vient utilement le complêter, c’est aussi une réponse à la Crise et à ses retombées sociales.
Je pourrais également parler des Transports Express Régionaux. C’est à la Région qu’il appartient de financer et de définir les objectifs à atteindre en matière de TER. 3 Milliards d’€ d’investissements ont déjà été réalisés pour moderniser les lignes et les trains. Chaque année près de 200 M€ sont accordés pour exploiter le réseau des TER. C’est à la SNCF qu’il appartient de mettre en œuvre les moyens qui lui sont attribués et d’atteindre les objectifs sur lesquels elle s’est engagée par contrat.
Chacun a malheureusement pu constater la défaillance de la SNCF : trains en retard, trains annulés, défauts de communication… Cette entreprise nationale préfère payer à la Région des pénalités pour près de 9 M€ que de se donner les moyens d’atteindre les objectifs qu’elle doit à ses usagers et à la Région.
Il n’est pas normal que la logique financière l’emporte sur la qualité du service, voire l’existence même du service rendu à l’usager. La Région prend ses responsabilités pour contraindre la SNCF à respecter les engagements pris auprès d’elle et auprès des usagers des TER.
A trop vouloir être une entreprise comme les autres, la SNCF oublie qu’elle a en charge un service public, au service du public et des usagers de ses trains.
Non, tout n’est pas finances et rentabilité. Sauf à sacrifier la qualité du service rendu à l’usager. Sauf à sacrifier la cohésion sociale au sein des entreprises qu’elles soient publiques ou privées. Sauf à sacrifier le lien social que le service public assure sur l’ensemble du territoire, auprès de chacun, y compris et peut-être surtout, auprès des plus faibles.
Notre Région doit poursuivre et poursuivra son combat pour les services publics. C’est un enjeu de société. défendre les services publics c’est défendre l’un des fondements de notre modèle républicain. et c’est un enjeu suceptible de rassembler très au delà de la gauche.




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