Conseil constitutionnel

J’ai décidé de vous poster ce billet  exactement comme je l’ai rédigé il y a quelques jours. En effet, vous avez dû vous demander pourquoi je n’avais absolument pas fait allusion à ce déplacement au Conseil constitutionnel alors que cela avait été un des faits majeurs de la semaine.  Pourtant, j’ai rédigé ce billet le 3 décembre. Je l’ai enregistré en brouillon et comme je l’ai fait à la hâte, j’ai demandé, avant qu’il ne soit publié, à un de mes proches de vérifier l’orthographe. Il s’est engagé à le faire de suite, dans l’après-midi.  Et bien entendu, il ne l’a pas fait. Alors je le découvre dans les brouillons et je le poste, tel que je l’ai rédigé et ressenti.

J’aurai pu faire comme si de rien n’était mais j’ai souhaité vous faire partager tout simplement ce moment de colère.  Afin que vous sachiez que rien n’est parfait et que les élus doivent avoir un niveau d’exigence constamment réaffirmé sinon l’entourage s’assoupit. Bon, n’essayez pas de savoir, je ne donnerai pas de nom.

« Hier, journée très longue pour accompagner le Président de région au Conseil Constitutionnel, où il avait obtenu un rendez-vous avec Jean-Louis Debré.

200 provençaux, alpins et azuréens, à l’assaut du TGV de 10h28 en gare Saint Charles à Marseille, entourés de médias, cela se remarque.

Mais les deux cents mêmes, marchant sur les trottoirs parisiens, drapeaux français et banières de la Région déployées… cela se remarque encore plus.

C’est sous bonne escorte que Michel Vauzelle s’est présenté à 16 heures pile devant le Conseil Constitutionnel.
Au delà de l’aspect formel de ce rendez-vous, très important sur un plan symbolique, ce moment fort a permis de poser un certain nombre de questions… sur l’inscription d’une charte des services publics dans la constitution, sur la façon dont la président entend appliquer le nouvel article constitutionnel qui permet désormais l’organisation de référendums d’initiative populaire et parlementaire puisque les décrets d’application ne sont toujours pas sortis !

Il a été aussi question de la réforme des collectivités territoriales, de la fusion des conseillers régionaux et des conseillers généraux en conseillers territoriaux qui aboutiront, avec la réforme du mode de scrutin, à une suppression d’une parité pourtant devenue constitutionnelle.

La question de cette fameuse organisation territoriale était aussi au centre de cette journée. c’est un des axes de communication du gouvernement. Trop de collectivités, il faut supprimer le « mille-feuille ». Or nous n’en avons que trois, la commune, le département et la région. C’est ce qui nous a permis de dévoiler plusieurs plaques de mille-feuilles et de les déguster en plein Paris, devant le Conseil Constitutionnel, avec les parisiens ».