Réunion des associations au local de campagne.
Hier à 16 heures j’accueillai Frédéric Rosmini au local de campagne pour une réunion de travail avec les associations.
16 heures, une heure pas facile pour se libérer. Aussi ce fut une belle surprise que de tenir cette réunion dans un local comble devant près d’une centaine de dirigeants associatifs.
Quand on connait la frilosité légendaire de nos associations locales, souvent prudentes pour ne pas froisser le maire et le président du conseil général, le moins que l’on puisse dire est que le climat est favorable.
Car il n’y avait aucune ambiguïté sur l’invitation. Ce n’était pas une invitation institutionnelle, ce n’était pas le premier vice-président de la Région qui invitait, c’était Patrick Allemand, tête de liste de la liste Michel Vauzelle pour les AM.
L’autre surprise de taille a été de voir des associations , ou plutôt des dirigeants associatifs dont je n’aurai jamais pensé qu’ils puissent un jour franchir le local de campagne d’une liste de gauche!
Alors pourquoi un tel changement? Parce que l’inquiétude est réelle et peut être parce que certains se rendent compte qu’ils n’ont plus grand chose à perdre.
Eric Ciotti a beau faire croire que la région baisse ses crédits à la vie associative (cf Nice-matin du jour), cela ne trompe personne. En tout cas pas les dirigeants associatifs qui rejoignent massivement le comité de soutien à Michel Vauzelle.
Ce n’est pas chez Mariani (le tête de liste UMP) qu’ils étaient hier après-midi.
Tous ces dirigeants sont devenus incollables sur un volet de la réforme territoriale : la clause générale de compétence.
Tout le monde a bien compris que si cette loi passe, le Conseil régional ne pourra plus intervenir dans la vie associative, pas plus que le conseil général et que toutes les associations seront otages des maires, quelle que soit la tendance politique du maire. Cette disposition est ressentie par tous comme profondément anti-démocratique. C’est la véritable disparition d’un équilibre bien compris, de la possibilité pour des associations pas en odeur de sainteté dans les mairies, de continuer à exister grâce à l’aide d’autres collectivités. Cela, personne n’en veut, et les associatifs sont prêts à l’exprimer clairement le 14 mars prochain.
Je n’ai fait que leur demander de faire passer le message le plus largement possible auprès de leurs adhérents.
De toute manière, les adhérents sauront interpréter le comité de soutien le jour où seront révélés les noms de ceux qui soutiennent Michel Vauzelle.
La réunion a été d’une grande qualité et j’ai veillé à ce que, jamais, malgré la période électorale, elle ne sombre dans la démagogie de promesses intenables ensuite.
Car beaucoup d’associations venaient aussi se plaindre des coupes sombres effectuées dans leurs budgets par les autres collectivités. Ce fut notamment le cas de plusieurs porte-paroles d’un collectif qui défend ORFEO, une activité culturelle pour les scolaires qui a été interrompue par une décison brutale du Conseil Général de suppression de l’intégralité des crédits.
J’ai bien expliqué que la région ne pouvait pas tout et certainement pas se substituer aux autres. C’était tellement facile et tentant de répondre » Vous repasserez après le 21 mars, si nous gagnons, on verra ce que l’on peut faire pour vous ». Le genre de phrases qui, entendues par celui qui ne demande qu’à croire, se transforme ensuite en désillusion et au final déshonore la politique.
La question de la suppression de la degressivité des aides à la création de l’emploi associatif a été aussi évoquée. Il en est de même pour des pistes de reflexions nouvelles comme par exemple l’idée de faire des petits modules de formation courts dans le cadre de la politique de la ville, qui ne soient pas diplômants mais remettent le jeune dans une dynamique positive vis à vis de la démarche de formation.
L’élément très positif a été de voir en fin de réunion plusieurs représentants rester à la réunion de préparation du comité de soutien, la preuve que notre discours avait porté.




février 3rd, 2010 at 10 h 24 min
Belle réunion en effet.. j’en ai eu plusieurs retours .. les associations ont peur : lien social par excellence et lieu de tous les débats, il est prévisible que dans son entreprise de casse, l’état veuille les museler…
c’est domamge par contre que le secrétariat fédéral concerné n’ait pas été associé à l’organisation… cela aurait peut être évité que certaines associations, (trop peu représentatives?), ne soient pas invitées…