Débat sur la culture au local de campagne
C’est avec Christine Charles que nous avions organisé cette réunion thématique culture.
Beaucoup de qualité parmi les participants. Rien ne sert de les énumerer, cela risquerait de leur poser des problèmes ensuite.
Mais l’échange a été intéressant. Il m’a conforté dans le sens de ce que j’ai déclaré récemment et qui a déclenché une polémique avec messieurs Ciotti et Estrosi. Je n’ai pas senti dans cette réunion des partenaires en train de se plaindre de la Région.
Par contre, j’en ai entendu sur le Conseil Général et la Mairie de Nice.
Je suis ressorti de cette réunion en ayant tiré plusieurs enseignements et en ayant essayé de faire passer quelques messages.
Le message c’est qu’on ne peut pas faire à la place du CG ou de la ville. La réunion peut venir en accompagnement. Elle peut par contre choisir de venir ou de ne pas venir en fonction du partenariat ou de l’action qui lui est proposée.
Nous avons pas mal évoqué la suppression de la clause de compétence générale. Et surprise, la réaction est moins nette que chez les clubs sportifs. En tout cas, la réforme était moins bien comprise. Mais quand tout le monde a compris qu’in fine, cela revenait à mettre la culture au niveau des collectivités, intégralement dans les mains du maire ou de la communauté urbaine (mais c’est le même), j’ai vu quelques mines s’allonger…
J’ai beaucoup insisté sur le fait que par contre nous pouvions affirmer un choix politique mais que nous n’avions pas les moyens de l’assumer dans la durée. On peut le faire ponctuellement comme nous l’avons fait du temps de jacques Peyrat, pour l’affaire des Diables Bleus.
Nous avons pu le faire aussi pour le festival du film de la Résistance et puis les collectivités locales ont pris le relai…pour le festival des Arts Russses, et on attend toujours la ville de Nice, etc…
Nous avons aussi beaucoup échangé sur la faiblesse de la commande publique en matière de spectacles, et sur le fait que peu de salles programmaient des artistes locaux… Nous avons aussi regretté collectivement que les programmeurs de salles ne mutualisent pas certains de leurs choix, ce qui rendrait plus accessibles certains spectacles.
Ce qu’il est ressorti en fait, c’est qu’il n’y a pas au niveau mairie et Conseil général de véritable suivi. Eventuellement on met à disposition des locaux, mais derrière on ne donne pas les moyens financiers de les faire vivre ce qui est stupide.
Enfin, j’ai noté la grande inquiétude de nombreux acteurs culturels locaux devant l’ampleur du projet des Abattoirs. Ce serait une très bonne chose si cela arrivait en plus sur l’action culturelle actuelle mais de nombreux acteurs craignent que cela ne soit prélevé sur ce qui est financé actuellement et ne plonge beaucoup de monde dans de grossses difficultés.




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